Semaine de grâces pour la paroisse Saint André de RAIATEA-TAHAA (Polynésie Française)

Le 17 septembre dernier, la Fraternité Donum Dei de Polynésie recevait Renée Prieur, Travailleuse Missionnaire de l’Immaculée, pour fêter les 10 ans de sa fondation dans notre Diocèse de Papeete. Après avoir visité les membres associés de Tahiti et Moorea, ce fut le tour de Raiatea. Au nombre de 64 à présent, chacun a pu apprécier ses enseignements ayant pour thèmes principaux : la Famille missionnaire Donum Dei avec ses différentes missions dans le monde, le fondateur : le père Marcel Roussel-Galle, la petite Voie de sainte Thérèse, etc.… Renée a su surtout rassembler les uns et les autres en nous apprenant à mieux nous connaître par le témoignage, répondant ainsi à l’esprit de famille très cher au père Roussel. Merci Renée pour tout ce que tu nous as apporté que nous essaierons de mettre en pratique avec l’aide de Maman Marie et de la Petite Thérèse. Nous espérons avoir des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée un jour en Polynésie, c’est notre vœu le plus cher.

La Fraternité Donum Dei de Raiatea a également invité le père Tomasz Niedzwiedzki de nationalité polonaise, afin de préparer nos paroissiens de Raiatea-Tahaa à franchir la Porte Sainte.
Après quelques jours de découverte des lagons de Moorea et Bora-Bora avec les ˝gentils requins˝, il arrivait à Raiatea pour la mission : visite des malades à domicile en leur administrant le sacrement des malades et celui du pardon à un grand nombre de paroissiens : chaque jour l’attente était de plus en plus nombreuse. Il a même confessé à l’aéroport avant de prendre l’avion.
Avec lui, nous avons aussi fêté dans l’allégresse, la fête de la Petite Thérèse et l’ouverture du mois du Rosaire. Le père Tomasz a également donné des enseignements sur Raiatea et Tahaa, ayant pour thème la Miséricorde, la démarche jubilaire, Saint J-Paul II et sainte Faustine. Il a aussi rencontré les confirmands de Raiatea. Il a su par sa douceur et sa gentillesse toucher les cœurs et attirer le monde. Beaucoup lui ont demandé un autographe sur les petites images de Jésus Miséricorde qu’il avait la joie de distribuer.
Merci père Tomasz de nous avoir sans cesse répété « Soyons miséricordieux comme le Père. »

La cérémonie d’ouverture de la Porte Sainte a eu lieu le 4 octobre, en la fête de Saint François d’Assise. La petite chapelle de Faatemu a su, grâce à une bonne organisation de la communauté, accueillir dans la joie les fidèles venus très nombreux. Le père Dominique Vallon, notre nouveau curé, ouvrait la Porte Sainte après la procession. Ce fut le moment le plus fort de la cérémonie, symbolisant, on peut le dire pour chacun, l’entrée au Paradis. Suivra bien sûr la belle messe où le père Tomasz, dans son homélie, a su réserver une grande place à la prière de louange, telle que Jésus l’a proclamée (Mt 11,25-30) « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. »

Les grâces continuent pour notre paroisse puisque la Porte Sainte reste ouverte jusqu’au 8 octobre avec une messe tous les jours qui sera célébrée par le père Vallon.

Nous remercions le Seigneur de nous avoir donné un prêtre à demeure, le père Dominique Vallon, qui sera installé lors d’une messe le 8 octobre par l’Administrateur Apostolique, Jean-Pierre Cottanceau et une Porte Sainte dans notre paroisse en la chapelle de Saint François d’Assise. Et merci aussi Seigneur pour notre mission Donum Dei avec Renée et le père Tomasz.

Honoré et Maeva Reid, membres de la Fraternité Donum Dei en Polynésie

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A l’école de la Voie d’enfance…
pour donner la Miséricorde de Dieu

Cet été 2016 aura été très spécialement marqué par les différentes missions réalisées par les TM et les membres de la Fraternité Donum Dei, à travers le monde.

Des expériences spirituelles diverses… et très épanouissantes, comme celle qu’ont vécu nos frères Jocelyne-Marie et Hubert de la Fraternité, qui ont prononcé leur premier engagement et leur Acte d’Offrande lors de la retraite de la Fraternité de France, la Grâce-Dieu ; ou encore celle de nos deux sœurs TM du Brésil qui ont rejoint le groupe des missionnaires du Diocèse de Diamantina pour quelques jours ˝d’enfouissement˝ au sein des populations d’Angelândia ; ou encore celle des TM de Luján en Argentine qui sont parties en mission dans les villages de Tucuman pour aider les familles, les ˝blessés de la vie˝ à prier et accueillir dans leur cellule familiale, la Vierge de la Miséricorde ; il y a eu aussi la forte expérience vécue par nos sœurs TM de Rome auprès des reliques de la Petite Thérèse, dans la paroisse sainte Justine de Rimini en Italie.

De tous ces récits, les mêmes échos : abandon, simplicité, joie, confiance… autant de vertus que l’on acquiert et qui s’enracinent en nous, quand on entre dans la Voie d’enfance spirituelle.

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Une voie d’amour et de d’abandon pour les petits

Therese de Lisieux et la Misericorde

Le 9 juin 1895, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus s’offre à l’Amour Miséricordieux. Dès lors, Thérèse est prise d’un ardent désir de travailler au salut des âmes et d’un violent amour pour le Bon Dieu. Elle est blessée au cœur, d’une ″blessure d’amour″ comme elle l’appelle. Elle la décrit : « Oh Quel feu et quelle douceur en même temps ! Je brûlais d’amour et je sentais qu’une minute, une seconde de plus, je n’aurais pu supporter cette ardeur sans mourir. » Grâce exceptionnelle chez Thérèse : « Je ne l’ai éprouvé qu’une fois et qu’un seul instant, puis je suis retombée aussitôt dans ma sécheresse habituelle. »

Une ˝halte spirituelle˝ à Rome

Du 15 au 20 janvier, 50 Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée de tous âges et de dix nationalités différentes ont profité de la fermeture annuelle de leurs missions pour faire à Rome une retraite spirituelle. Grâce aux précieux enseignements du P. Gianfranco T. O. Carm., toutes sont entrées dans ce que la Grande Thérèse appelle «Le Château de l’âme», passant de demeures en demeures jusqu’aux septièmes, là où l’on reçoit la grâce du Mariage spirituel et où l’âme expérimente une paix profonde.
Ces retrouvailles – pour plusieurs après diverses années en mission – ont été aussi l’occasion de faire ˝dans un esprit de famille˝ le pèlerinage vers les Portes Saintes des basiliques Saint Pierre, Saint Jean du Latran, Saint Paul Hors-les-Murs et Sainte Marie Majeure.
Le 21, une Messe d’action de grâce, dans l’Eglise des Saints Martin et Sylvestre, a réuni toutes les participantes à la retraite, les 14 jeunes TM en formation, la Responsable Générale et les membres du Conseil général présents à Rome.

« Voici ce qui s’est présenté à mon esprit. J’en ferai le fondement de ce que je vais dire. Nous pouvons considérer notre âme comme un château, fait d’un seul diamant ou d’un cristal parfaitement limpide, et dans lequel il y a beaucoup d’appartements, comme dans le ciel il y a bien des demeures (Jn14, 2). Et en effet ; mes sœurs, si nous y réfléchissons bien, l’âme du juste n’est autre chose qu’un paradis où le Seigneur, comme il nous l’assure lui-même, prend ses délices (Pr 8, 31) » (1res Dem., 1, 1).

Son sourire certifie que nous sommes aimés !

Ce matin 30 décembre, dernière audience de l’année 2015, le Pape François a cité la Petite Thérèse de Lisieux qui avait une dévotion à l’Enfant Jésus et qui, une fois au Carmel, « a voulu porter le nom de Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Elle a su vivre et témoigner de l’enfance spirituelle qui s’assimile en méditant, à l’école de la Vierge Marie, l’humilité de Dieu qui, pour nous, s’est fait petit. »

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« En cette nuit de lumière, raconte Thérèse dans ses Manuscrits autobiographiques, commença la troisième partie de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du ciel… En un instant, l’ouvrage que je n’avais pu faire en dix ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Comme ses apôtres, je pouvais lui dire : «Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre.» Plus miséricordieux encore pour moi qu’il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit lui-même le filet, le jeta et le remplit de poissons… Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !… »

Avant de terminer son allocution, le Pape François a souhaité que nous nous approchions de la crèche et que nous embrassions l’Enfant Jésus qui « est venu parmi nous pour nous montrer le visage du Père riche d’amour et de miséricorde.

Le visage souffrant du Christ…

Depuis quelques semaines, avec quelques-unes de mes sœurs Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée et de nombreux volontaires, dans la Basilique de Saint Eustache, en plein cœur de Rome, nous servons les repas aux sans-abris.

Don Pietro S., le Curé, est un véritable pasteur : attentionné, plein d’égard et de délicatesse, il a le contact facile et une écoute extraordinaire. En juin dernier, il a effectué avec ses amis sans-abris un pèlerinage à Turin afin que ces derniers puissent se regarder dans l’homme du Suaire : « Le vrai visage du Christ souffrant aujourd’hui comme en tous les temps, sont les pauvres », disait-il.

Chaque jour, à midi, la Basilique de Saint Eustache se transforme en un véritable restaurant. Entre 150 et 170 personnes passent chaque jour la porte de l’Eglise pour s’asseoir aux tables que nous avons dressées : couverts en plastique, serviettes en papier, eau, pain, vin. Trois services avec repas complet : entrée, plats et dessert, et le maximum de dignité. Comme tous les restaurateurs qui se trouvent autour de la Basilique, l’Eau Vive de Rome prépare parfois, sur la demande et selon les nécessités de Don Pietro, l’entrée ou le plat du jour…

“Routiniers de la grâce divine”

Nous connaissons tous l’Evangile selon Saint Luc qui rapporte le plus de paraboles de Jésus pour dire Dieu et le comportement que Dieu attend de l’homme : le bon samaritain, la brebis égarée, la drachme perdue, le père miséricordieux, le pharisien et le publicain… autant de récits pour décrire le cœur de Dieu et dire l’amour fou de ce Père qui n’est que miséricorde. Les saints, cette foule immense vêtue de blanc devant le Trône et devant l’Agneau, sont ceux qui ont le mieux perçu cette démesure de l’amour du Bon Dieu et y ont répondu avec une prodigieuse générosité. Ils ont développé durant toute leur vie l’ouverture du cœur, l’émerveillement, la gratitude, la joie ; ils ont compris que le Royaume des cieux appartient aux enfants.
Le jubilé que nous célébrerons bientôt, sera pour chacun l’occasion de se remettre personnellement au contact de la miséricorde compatissante qui sauve et de conduire nos frères et sœurs, mendiants eux aussi de vie nouvelle, vers la Source régénératrice de Grâce, Dieu le Père.
En cheminant à travers les déserts de l’humanité, restons vigilants, gardons le cœur ouvert et n’ayons pas peur de porter à Dieu le Père toutes les situations de misère et de conflit pour qu’Il les libère et les féconde.
AUJOURD’HUI EST UN TEMPS DE MISERICORDE !

Rendez-vous des Jeunes Donum Dei de la Mission de Bobo-Dioulasso

Du 19 au 23 août dernier, quelques Jeunes Donum Dei de la Mission de Bobo-Dioulasso, se sont donnés rendez-vous au Carmel pour réfléchir et approfondir le thème « Jeune chrétien, comment vis-tu ta foi face à la mondialisation ? »

Nous vivons une époque très mouvementée, marquée par la mondialisation qui apporte incontestablement son lot de bienfaits et d’avantages, mais également sa série de maux, d’inégalités, d’injustices, d’incertitudes. Dans ce contexte, il est de notre devoir d’affirmer notre foi, avec conviction, de redonner confiance aux générations apeurées et déracinées.

Ces 4 jours ont été une bien belle expérience de dialogue, de fraternité et de communion autour du Christ et de sa Mère, la Vierge du Carmel.

Elles ont dit OUI !


A la Grâce-Dieu

Le 27 juin 2015, 11 Travailleuses Missionnaires se sont offertes à l’Amour Miséricordieux de Dieu, à travers les fiançailles mystiques. A cette occasion, Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon a présidé l’Eucharistie, au cours de laquelle le P. Gianfranco Tuveri O.Carm. a reçu leur profession de tertiaires séculières carmélitaines. Dans l’homélie qu’il a prononcée, le P. Gianfranco a invité l’assistance à faire mémoire et à rendre grâce pour le don merveilleux qu’est l’appel du Christ à Le suivre, invitant chacune à avancer avec confiance, générosité et joie sur le chemin de la Mission, avec la ferme certitude que le Seigneur les précède et qu’Il est fidèle à Sa parole.
                                                             Les TM de l’Immaculée de la Grâce-Dieu

A Rome
L’année de formation s’est clôturée le 28 juin avec l’envoi en mission des douze fiancées TM de l’Immaculée (France, République Tchèque, Kenya, Burkina Faso, Pérou). Dans une ambiance joyeuse et fraternelle celles-ci ont annoncé les lieux de mission vers lesquels elles étaient destinées et auxquels elles ont dit OUI. Ce même jour, une TM aînée annonçait elle aussi sa nomination en Nouvelle Calédonie, à l’autre bout du monde. « Ma boussole, disait celle-ci, a toujours été Marie, la Sainte Vierge… c’est Elle que j’invoquais et priais dans mes moments difficiles et elle m’a toujours conduit à bon port. Après plus de quarante ans dans la Mission, c’est encore et toujours avec elle, que j’accepte ce que la Famille me demande et que je pars en Mission. »

Son témoignage a suscité une profonde émotion, une grande admiration et de tous nos cœurs s’est élevé une action de grâce devant la générosité et l’esprit de foi de notre aînée.
                                                                                             Les TM de Rome