Une voie d’amour et de d’abandon pour les petits

Therese de Lisieux et la Misericorde

Le 9 juin 1895, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus s’offre à l’Amour Miséricordieux. Dès lors, Thérèse est prise d’un ardent désir de travailler au salut des âmes et d’un violent amour pour le Bon Dieu. Elle est blessée au cœur, d’une ″blessure d’amour″ comme elle l’appelle. Elle la décrit : « Oh Quel feu et quelle douceur en même temps ! Je brûlais d’amour et je sentais qu’une minute, une seconde de plus, je n’aurais pu supporter cette ardeur sans mourir. » Grâce exceptionnelle chez Thérèse : « Je ne l’ai éprouvé qu’une fois et qu’un seul instant, puis je suis retombée aussitôt dans ma sécheresse habituelle. »

Une ˝halte spirituelle˝ à Rome

Du 15 au 20 janvier, 50 Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée de tous âges et de dix nationalités différentes ont profité de la fermeture annuelle de leurs missions pour faire à Rome une retraite spirituelle. Grâce aux précieux enseignements du P. Gianfranco T. O. Carm., toutes sont entrées dans ce que la Grande Thérèse appelle «Le Château de l’âme», passant de demeures en demeures jusqu’aux septièmes, là où l’on reçoit la grâce du Mariage spirituel et où l’âme expérimente une paix profonde.
Ces retrouvailles – pour plusieurs après diverses années en mission – ont été aussi l’occasion de faire ˝dans un esprit de famille˝ le pèlerinage vers les Portes Saintes des basiliques Saint Pierre, Saint Jean du Latran, Saint Paul Hors-les-Murs et Sainte Marie Majeure.
Le 21, une Messe d’action de grâce, dans l’Eglise des Saints Martin et Sylvestre, a réuni toutes les participantes à la retraite, les 14 jeunes TM en formation, la Responsable Générale et les membres du Conseil général présents à Rome.

« Voici ce qui s’est présenté à mon esprit. J’en ferai le fondement de ce que je vais dire. Nous pouvons considérer notre âme comme un château, fait d’un seul diamant ou d’un cristal parfaitement limpide, et dans lequel il y a beaucoup d’appartements, comme dans le ciel il y a bien des demeures (Jn14, 2). Et en effet ; mes sœurs, si nous y réfléchissons bien, l’âme du juste n’est autre chose qu’un paradis où le Seigneur, comme il nous l’assure lui-même, prend ses délices (Pr 8, 31) » (1res Dem., 1, 1).

Son sourire certifie que nous sommes aimés !

Ce matin 30 décembre, dernière audience de l’année 2015, le Pape François a cité la Petite Thérèse de Lisieux qui avait une dévotion à l’Enfant Jésus et qui, une fois au Carmel, « a voulu porter le nom de Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Elle a su vivre et témoigner de l’enfance spirituelle qui s’assimile en méditant, à l’école de la Vierge Marie, l’humilité de Dieu qui, pour nous, s’est fait petit. »

enfant-jesus-v
« En cette nuit de lumière, raconte Thérèse dans ses Manuscrits autobiographiques, commença la troisième partie de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du ciel… En un instant, l’ouvrage que je n’avais pu faire en dix ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Comme ses apôtres, je pouvais lui dire : «Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre.» Plus miséricordieux encore pour moi qu’il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit lui-même le filet, le jeta et le remplit de poissons… Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !… »

Avant de terminer son allocution, le Pape François a souhaité que nous nous approchions de la crèche et que nous embrassions l’Enfant Jésus qui « est venu parmi nous pour nous montrer le visage du Père riche d’amour et de miséricorde.

Le visage souffrant du Christ…

Depuis quelques semaines, avec quelques-unes de mes sœurs Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée et de nombreux volontaires, dans la Basilique de Saint Eustache, en plein cœur de Rome, nous servons les repas aux sans-abris.

Don Pietro S., le Curé, est un véritable pasteur : attentionné, plein d’égard et de délicatesse, il a le contact facile et une écoute extraordinaire. En juin dernier, il a effectué avec ses amis sans-abris un pèlerinage à Turin afin que ces derniers puissent se regarder dans l’homme du Suaire : « Le vrai visage du Christ souffrant aujourd’hui comme en tous les temps, sont les pauvres », disait-il.

Chaque jour, à midi, la Basilique de Saint Eustache se transforme en un véritable restaurant. Entre 150 et 170 personnes passent chaque jour la porte de l’Eglise pour s’asseoir aux tables que nous avons dressées : couverts en plastique, serviettes en papier, eau, pain, vin. Trois services avec repas complet : entrée, plats et dessert, et le maximum de dignité. Comme tous les restaurateurs qui se trouvent autour de la Basilique, l’Eau Vive de Rome prépare parfois, sur la demande et selon les nécessités de Don Pietro, l’entrée ou le plat du jour…

“Routiniers de la grâce divine”

Nous connaissons tous l’Evangile selon Saint Luc qui rapporte le plus de paraboles de Jésus pour dire Dieu et le comportement que Dieu attend de l’homme : le bon samaritain, la brebis égarée, la drachme perdue, le père miséricordieux, le pharisien et le publicain… autant de récits pour décrire le cœur de Dieu et dire l’amour fou de ce Père qui n’est que miséricorde. Les saints, cette foule immense vêtue de blanc devant le Trône et devant l’Agneau, sont ceux qui ont le mieux perçu cette démesure de l’amour du Bon Dieu et y ont répondu avec une prodigieuse générosité. Ils ont développé durant toute leur vie l’ouverture du cœur, l’émerveillement, la gratitude, la joie ; ils ont compris que le Royaume des cieux appartient aux enfants.
Le jubilé que nous célébrerons bientôt, sera pour chacun l’occasion de se remettre personnellement au contact de la miséricorde compatissante qui sauve et de conduire nos frères et sœurs, mendiants eux aussi de vie nouvelle, vers la Source régénératrice de Grâce, Dieu le Père.
En cheminant à travers les déserts de l’humanité, restons vigilants, gardons le cœur ouvert et n’ayons pas peur de porter à Dieu le Père toutes les situations de misère et de conflit pour qu’Il les libère et les féconde.
AUJOURD’HUI EST UN TEMPS DE MISERICORDE !

Rendez-vous des Jeunes Donum Dei de la Mission de Bobo-Dioulasso

Du 19 au 23 août dernier, quelques Jeunes Donum Dei de la Mission de Bobo-Dioulasso, se sont donnés rendez-vous au Carmel pour réfléchir et approfondir le thème « Jeune chrétien, comment vis-tu ta foi face à la mondialisation ? »

Nous vivons une époque très mouvementée, marquée par la mondialisation qui apporte incontestablement son lot de bienfaits et d’avantages, mais également sa série de maux, d’inégalités, d’injustices, d’incertitudes. Dans ce contexte, il est de notre devoir d’affirmer notre foi, avec conviction, de redonner confiance aux générations apeurées et déracinées.

Ces 4 jours ont été une bien belle expérience de dialogue, de fraternité et de communion autour du Christ et de sa Mère, la Vierge du Carmel.

Elles ont dit OUI !


A la Grâce-Dieu

Le 27 juin 2015, 11 Travailleuses Missionnaires se sont offertes à l’Amour Miséricordieux de Dieu, à travers les fiançailles mystiques. A cette occasion, Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon a présidé l’Eucharistie, au cours de laquelle le P. Gianfranco Tuveri O.Carm. a reçu leur profession de tertiaires séculières carmélitaines. Dans l’homélie qu’il a prononcée, le P. Gianfranco a invité l’assistance à faire mémoire et à rendre grâce pour le don merveilleux qu’est l’appel du Christ à Le suivre, invitant chacune à avancer avec confiance, générosité et joie sur le chemin de la Mission, avec la ferme certitude que le Seigneur les précède et qu’Il est fidèle à Sa parole.
                                                             Les TM de l’Immaculée de la Grâce-Dieu

A Rome
L’année de formation s’est clôturée le 28 juin avec l’envoi en mission des douze fiancées TM de l’Immaculée (France, République Tchèque, Kenya, Burkina Faso, Pérou). Dans une ambiance joyeuse et fraternelle celles-ci ont annoncé les lieux de mission vers lesquels elles étaient destinées et auxquels elles ont dit OUI. Ce même jour, une TM aînée annonçait elle aussi sa nomination en Nouvelle Calédonie, à l’autre bout du monde. « Ma boussole, disait celle-ci, a toujours été Marie, la Sainte Vierge… c’est Elle que j’invoquais et priais dans mes moments difficiles et elle m’a toujours conduit à bon port. Après plus de quarante ans dans la Mission, c’est encore et toujours avec elle, que j’accepte ce que la Famille me demande et que je pars en Mission. »

Son témoignage a suscité une profonde émotion, une grande admiration et de tous nos cœurs s’est élevé une action de grâce devant la générosité et l’esprit de foi de notre aînée.
                                                                                             Les TM de Rome

Activités et camp de vacances 2015

Du OM SHANTI, Jeanne et Blandine écrivent :
L’année scolaire s’est à peine écoulé…
et déjà le camp de vacances des élèves du Om Shanti se termine.
Le regard des enfants est un véritable miroir dans lequel nous pouvons lire le bonheur d’avoir fait une expérience toute nouvelle, la tristesse que ces beaux jours d’insouciance soient déjà finis, mais leurs yeux disent aussi une grande espérance en l’avenir.

L’avenir du Om Shanti, évidemment, il faut y penser :
Devant le coût élevé des écoles privées, il a fallu transférer l’inscription des enfants dans des écoles gouvernementales où la scolarité est gratuite. Un bémol cependant : ces écoles gouvernementales ne fournissent pas toujours les résultats scolaires ce qui explique que les parrains ne reçoivent pas les notes des filleuls.
De plus, la plupart des enfants auraient bien besoin de soutien dans de nombreuses matières.
Les produits de base restent élevés et envisager une diminution des frais de parrainage est inenvisageable au point où nous en sommes.

Mais restons confiantes et… ouvertes !
Une nouvelle année scolaire va débuter !
Et avec elle, son lot d’interrogations et de perspectives, d’éclaircies et de nuages, de joies et de tristesses… tout cela n’est pas du superflu ; cela fait naturellement partie de notre bagage de missionnaires.

Confiance, joie et espérance !

Lumière, splendeur et grâce de la Trinité

Le 16 mai dernier, sur invitation du P. Pierre Cibambo, les Travailleuses Missionnaires en formation à Rome, ont participé à la Messe de clôture de la 20èmeAssemblée Générale élective de la Caritas Internationalis sur le thème : « Prendre soin de la création, une seule famille humaine ». Pour cette occasion, les Travailleuses Missionnaires  avaient été encouragé à choisir des chants liturgiques en langues diverses.

La Messe a été présidée par le Secrétaire d’Etat du Vatican, S.E. R. le Card. Pietro Parolin, qui a souligné que la Caritas se devait d’être toujours préoccupée du bien de la personne humaine surtout des personnes en souffrance. Il a également remercié tous les acteurs et animateurs des différentes Caritas à travers le monde les encourageant à développer une relation étroite car vitale avec l’Eglise.
De nombreux participants dont le Card. Tagle des Philippines, des Evêques du Vietnam et d’Afrique, des prêtres, des laïcs ont tenu à nous exprimer leur joie et leur remerciement pour avoir participé à ce moment de partage eucharistique.
Pour nous, c’était évidemment une grâce de pouvoir participer à cette Messe de clôture et, à travers nos chants et notre musique, apporter notre petite participation aux grandes questions socio-humaines  auxquelles la Caritas aura à faire face dans l’avenir.

Les TM fiancées en formation à Rome