Charisme

Dans la Famille Missionnaire DONUM DEI, la dimension ˝missionnaire˝ constitue le socle, le ciment et le levain de la pensée du fondateur et elle est conçue et vécue à travers deux prismes : une action temporelle et une action de terrain au service des pauvres et du prochain.

En prenant pour exemple et pour racines les vierges chrétiennes des premiers siècles, le père Roussel a voulu marquer la singularité des TM de l’Immaculée : Des Carmélites dans l’esprit, mais aussi des Carmélites dans le monde, au milieu du monde, des jeunes femmes qui ne désirent pas être séparées des laïcs par un état religieux. « Elles seront, disait le Cardinal FELTIN, une lumière dans le laïcat et non pas à côté »…

Le laïcat présente ainsi une autre dimension qu’il avait bien perçue et qui ˝collait˝ parfaitement au charisme de la Famille Missionnaire : la dimension d’un trait d’union privilégié entre le témoignage au CHRIST et ceux auxquels il est destiné. Sous-jacent, transparaît par là le regard du Cardinal SUHARD sur un monde du travail coupé de l’Eglise ou dont l’Eglise avait fini par se couper. Le souci d’éviter toute coupure devient clairement le moyen privilégié d’organiser et de permettre un apostolat de terrain : la présence à autrui à travers le travail, les témoignages par l’exemple, l’accueil, l’écoute, le service… vont contribuer à réaliser le puits de JACOB où le CHRIST va à la rencontre de la SAMARITAINE.

Dans la Famille Missionnaire Donum Dei le travail se confond avec le témoignage, l’apostolat, la mission. Mieux, il devient la forme la plus élaborée de l’apostolat lui-même. Il se mute en une prière, comme une liturgie. L’un et l’autre sont indivisibles puisque l’un ne va pas sans l’autre.

Ainsi, il existe une différence de nature entre le travail d’un salarié dans une entreprise et celui d’un membre de la Famille Missionnaire Donum Dei. Même si — vu de l’extérieur — ils se traduisent par des gestes techniques apparemment similaires, ils n’ont ni le même objet ni le même sens. Plus particulièrement, la TM de l’Immaculée remplit à la fois sa vocation et son ministère dans la tâche qui lui est confiée et qu’elle a librement acceptée. Son comportement et ses actes sont l’expression même du don qu’elle a fait d’elle-même à DIEU.