Le Fondateur et la FMDD

La Famille Missionnaire DONUM DEI trouve ses racines dans la vie et l’œuvre du père Marcel ROUSSEL GALLE. Celui-ci est habité par l’élan missionnaire qu’il va d’abord découvrir, puis mûrir et vivre et largement faire partager à travers sa perception d’une cosmogonie universelle, faisant écho à l’appel du Pape Pie XII dans l’encyclique FIDEI DONUM publiée le 21 avril 1957. Très tôt raisonne ainsi en lui un appel à la Mission universelle qui va marquer les objectifs qu’il assigne à la Famille spirituelle à laquelle il va consacrer sa vie.

LE FONDATEUR

Le père Marcel Roussel-Galle

Le père ROUSSEL naît en 1910 aux Fins (Doubs) dans le Diocèse de Besançon, dans le climat très particulier d’une Eglise de France traumatisée par la séparation de l’Eglise et de l’État et qui ressent de manière vive l’atmosphère anticléricale ambiante.

Ordonné en 1934 à Besançon, il est habité par une déclaration du Pape Pie XI lors d’une audience de 1929 : «L’Eglise a perdu la classe ouvrière». Il communie profondément à l’esprit missionnaire et aux méthodes d’évangélisation du père Henri Godin auteur du document ˝France pays de Mission ?˝

De plus en plus, il pose les bases de la future Institution des TM de l’Immaculée. Et c’est sous la bienveillance du Cardinal SUHARD, Archevêque de Paris, que va s’opérer, à partir de 1947, l’alchimie entre l’intuition et la réalité.

Nommé vicaire à Saint-Denis de l’Estrée, le père ROUSSEL est nommé aumônier fédéral de la JOCF et chargé de la pastorale auprès des travailleurs de la banlieue Nord de la région parisienne. Dans ce cadre, des jeunes filles attirées par son élan missionnaire le rejoignent. Le Cardinal lui donne son assentiment et le libère de tout service paroissial pour qu’il puisse se consacrer entièrement à son projet de fondation.

LES DEBUTS DE LA FAMILLE MISSIONNAIRE

Au cœur d’une banlieue ingrate, dans les décombres de la guerre, les premières TM de l’Immaculée s’en vont directement au contact des milieux déshérités qui les entourent : usines, bars, prostituées, hôpitaux, services sociaux…

Partageant une vie communautaire, leur mission est simple mais immense : aller à la rencontre de la Samaritaine, comme le Christ au Puits de Jacob : «Si tu savais le don de Dieu» (Jn IV). À cette Famille Missionnaire naissante, il donne un nom : TRAVAILLEUSES MISSIONNAIRES DE L’IMMACULÉE. Car c’est par la Vierge Marie qu’il va réaliser cette œuvre : «C’est Elle qui a tout fait».

Il organise parallèlement un groupe de prière pour soutenir les jeunes missionnaires et les aider dans leur apostolat, sans oublier les femmes rencontrées quotidiennement sur leur chemin de souffrance. À cet arrière garde vigilante de la prière il donne une mission et un nom : DONUM DEI.

La Famille des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée s’épanouira rapidement dans sa vocation universelle. À côté des Travailleuses Missionnaires apparaissent en 1978 LES ENFANTS DU CHAPELET, puis LES MAMANS MISSIONNAIRES en 1980. Parallèlement le groupe de prière DONUM DEI est rajeuni et un nouveau nom lui est donné : LA LÉGION SUPPLIANTE ET RÉPARATRICE.

En janvier 1984, le père ROUSSEL rassemble tous les membres de la Famille sous un nom unique : LA FAMILLE MISSIONNAIRE DONUM DEI.

fin