JOYEUX NOEL ET SAINTE ANNEE 2018

Dans un petit village de montagne, une missionnaire raconte à des enfants la naissance du Christ à Bethléem. Tous écoutent avec beaucoup d’attention. Puis la missionnaire interroge :
– « Si vous aviez été dans la Grotte de Bethléem, qu’auriez-vous fait pour l’Enfant de la Crèche ?
– Moi, j’aurais balayé la Grotte, répond Lucia.
– Oh, moi, ajoute Rita, j’aurais préparé une délicieuse petite bûche de Noël pour la Sainte Vierge et un bon café pour Saint Joseph.
La missionnaire aperçoit une petite fille, toute pensive, silencieuse. Elle lui demande :
– Et toi, Luisa, qu’aurais-tu fait ?
– Eh bien, j’aurais pris l’Enfant Jésus dans mes bras, je l’aurais caressé, je l’aurais aimé !
ee
Voilà la plus belle réponse.
Oui, voilà ce que le Christ attend de chacun de nous…
Il vient mendier notre amour !
JOYEUX NOEL ET SAINTE ANNEE 2018

L’Avent : Dieu vient !

Avent photo texte Dieu vient

Il vient à tout instant.
Il vient dans les événements joyeux et pénibles de notre quotidien
Il vient par cette visite inattendue, ce sourire, cette main tendue,
réveiller notre capacité d’aimer et de nous donner.
Il vient dans ce vieillard et dans cet étranger, ce sans-abri,
vérifier la qualité de notre charité.
Il vient frapper à notre porte pour que nous nous mettions en chemin.
Car Il vient !

Il vient à Noël.
Il vient dans notre chair et dans notre faiblesse.
Il vient par une femme, Marie la Vierge et par Joseph son doux et chaste protecteur.
Il vient !
Il vient nous faire don de Sa paix.
Il vient pour demeurer avec nous.
Il viendra à nous à dans la mesure où nous l’aurons désiré et attendu fidèlement.

Dans l’espérance, veillons avec Marie la Vierge de l’Avent !
pour le texte d'Avent

Sur les pas des saintes Bernadette et Marguerite Marie

Du 25 juin au 1er juillet dernier, nous avons eu le privilège de faire notre pèlerinage à Lourdes, Nevers et Paray le Monial. Une délicatesse du Bon Dieu pour nous, ses enfants, de pouvoir prier sur les tombes de ces deux grandes saintes Bernadette et Marguerite Marie Alacoque. Toutes deux différentes, mais avec un point commun : chacune à sa manière a été la messagère de la Miséricorde de Dieu pour toutes les nations.
Première étape : Lourdes. Terre sanctifiée par l’Immaculée qui est apparue a demandé que l’on vienne en procession et que l’on prie pour la conversion des pécheurs. Il y avait foule au sanctuaire et en particulier devant la grotte de Massabielle et c’est avec beaucoup de joie, que nous nous sommes associées à la multitude en prière devant l’Immaculée.
Le 28 juin, lors de la Messe internationale célébrée dans la basilique souterraine Pie X, nous avons été sollicitées pour faire la procession d’offrandes. Ce jour-là, revêtues de nos plus beaux vêtements traditionnels, nous avons participé à la Messe dite en plusieurs langues et regroupant des pèlerins de plusieurs nations. C’était une incroyable image de l’Eschatologie. Pour toutes, ce fut une belle surprise, un cadeau tangible de la Sainte Vierge Vierge et un témoignage de l’universalité de l’Eglise pour le monde.
Les homélies et les visites guidées comme par exemple le chemin de croix, ont été riches d’enseignement. Le prêtre qui a guidé le chemin de Croix nous a invitées à éviter les critiques, les calomnies, la médisance et les injustices. Et s’il nous arrivait d’être victimes de ces maux, nous devrions penser au Christ qui a tout accepté pour nous, sans se plaindre, car il n y a pas d’amour sans sacrifices.
Nous avons expérimenté la profondeur de l’amour maternel de Marie à notre égard. Auprès de Bernadette, nous avons compris combien la Sainte Vierge tenait à la prière et la pénitence.
Deuxième étape : Nevers. La visite du couvent où Bernadette, après avoir accompli sa mission de messagère, s’est effacée comme saint Jean baptiste pour laisser totalement la place à la Vierge. Cachée dans son couvent et au milieu de ses sœurs, Bernadette a vécu dans l’espérance vive d’aller retrouver au Ciel celle dont le sourire n’a pas d’égal. Une émotion !
Troisième et dernière étape : Paray le Monial. Lieu béni où Jésus a révélé à Marguerite Marie le désir de son Sacré Cœur et lui a demandé de Le faire connaitre au monde. Là, nous nous sommes laissées touchées par cet appel à devenir les héritières du Cœur de Jésus. L’aimer de tout notre cœur et mettre notre volonté dans la Sienne.
En ces trois lieux, nous avons trouvé des motivations nouvelles pour continuer notre chemin.
Les jeunes TM du Carmel-Domremy

Fatima

Du perron de la Basilique du Rosaire, je promène mon regard sur l’immense esplanade construite à la Cova da Iria. A l’intérieur de la Basilique, je me suis recueillie quelques instants dans les deux chapelles latérales qui abritent les tombes de Jacinthe Marto et sœur Lucie, et François Marto, les trois petits bergers.
Dehors, à l’autre extrémité, la Basilique de la Trinité et ses grands espaces au sous-sol, pouvant accueillir plusieurs dizaines de groupes à la fois.
Plus près de moi, le grand chêne vert témoin des apparitions de Notre-Dame aux pastoureaux ; témoin aussi de la multitude d’hommes et de femmes qui, depuis l’été 1917, foulent ce lieu béni ; et le 13 octobre 1917, témoin du miracle de la danse du soleil.
Quelques mètres plus bas, la chapelle des apparitions. Elle abrite un minuscule édifice reproduisant la première chapelle édifiée à la Cova da Iria. La colonne de marbre sur laquelle est placée la statue de Notre-Dame indique le lieu exact des apparitions. Véritable cœur pulsant du sanctuaire où convergent les pèlerins venus du monde entier. Les célébrations, les offices, les rosaires, se succèdent… en différentes langues. Ce qui est le plus frappant, c’est que là, au pied de Notre-Dame, toutes les différences et les barrières tombent : nous redevenons tous les enfants d’un même Père et d’une même Mère.
Du 7 au 11 mai dernier, chaque jour, au pied de la Statue de Notre-Dame de Fatima, nous nous sommes recueillies et l’avons entendue dire comme à la jeune Lucie : Ne te décourage pas. Je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Marie Michèle, TM de l’Immaculée

icone-zoom Cliquez pour agrandir et faire défiler les photos.

Le changement de manteau de la petite Sainte Vierge de Luján

Un peu d’histoire
Cela fait certainement sourire mais pour le peuple argentin et en particulier pour les millions de fidèles du premier sanctuaire marial d’Argentine, voilà un événement très attendu !

La tradition veut que le 8 mai de chaque année, en la fête de la petite Vierge de Lujan, la toute petite Vierge en terre cuite venue de Brésil, mesurant 37 cm de hauteur et vénérée dans l’immense et magnifique basilique gothique depuis 1630, soit présentée aux fidèles avec un manteau flambant neuf. La famille Burella, depuis des générations, confectionne avec dévotion le précieux vêtement qui, quelques jours avant cette date, est offert à la petite Vierge, au cours d’une Messe, porté en procession soit par un membre de la famille Burella soit par un prêtre du Diocèse.

Au début le petit manteau brodé et enrichi de pierres précieuses était conservé, parfois donné à une autre église qui possède une réplique de la Vierge de Luján. Mais depuis l’an 2002, il est découpé en tout-petits morceaux par les servants de la Basilique et les élèves du Collège de Luján qui les collent sur des images-souvenirs de la Vierge de Luján et les distribuent le 8 mai.

Un sourire de la petite Vierge
Le 18 avril dernier, après la Messe, le Recteur s’approcha de moi et m’annonça qu’au cours de leur réunion entre prêtres du Sanctuaire, tous étaient tombés d’accord pour que ce soit moi qui porte en procession le nouveau manteau de la petite Vierge de Luján le 23 avril au cours de la Messe de la Miséricorde. Ce fut la surprise totale et une immense joie en même temps ! Et je me souvins que quelques semaines plus tôt, il m’avait posé la question : « Depuis combien de temps es-tu dans la Famille Missionnaire ? » Je lui avais alors répondu que je venais de fêter mes 30 ans d’Offrande définitive à Jésus.

Ce matin-là, lorsque j’arrivai à la Basilique, il y avait déjà des milliers de pèlerins accourus pour assister à ce changement de vêtement. On me présenta le petit manteau bleu dans son coffret de bois et de verre transparent. Quelle émotion ! La procession des prêtres se mit en branle tandis qu’on lisait au micro l’arrivée des premières TM de l’Immaculée, à Luján, avec le fondateur, et notre charisme. J’apportai dans les mains le vêtement qui allait recouvrir la petite Marie, Elle qui depuis la fondation de notre Famille Missionnaire ne cesse de l’envelopper de sa tendresse maternelle. Une grâce !

Nicole, TM de Luján

Joie pascale dans une favela de Rio

Dans le morro de Pavão dans la favela Pavão Pavãozinho, le dimanche des Rameaux, nous avions décidé de faire la bénédiction des Rameaux sur la place Pavãozinho, puis de marcher en procession entre les bars qui côtoient la communauté. Avec les organisateurs, nous avions organisé cela pour témoigner publiquement notre foi mais également prier pour toutes les jeunes filles, la plupart jeunes mamans, qui passent leurs nuits à consommer des drogues, et à se prostituer. A toute, nous voulions dire que Dieu est un père riche en Miséricorde et qu’Il les aime.
Notre foi a terriblement été mise à l’épreuve, mais malgré tout, nous avons tenu bon avec cette certitude que Jésus est venu sauver tout homme et toute femme et qu’il marche sans peur vers Jérusalem pour souffrir et mourir, parce qu’Il nous aime !
Le P. José Roberto, curé de la paroisse de la Résurrection et ses 7 prêtres avaient savamment programmés les célébrations du Triduum :
Le jeudi saint, dans la chapelle du morro, il y eut la messe de la Sainte Cène, au cours de laquelle il y eut le lavement des pieds de gens simples du morro. La solennité du moment, la délicatesse des gestes, la bonté dans les regards… ce rite en particulier a saisi d’émotion toute l’assemblée.
Le vendredi saint, contre toute espérance, de nombreuses personnes qui ne fréquentent pas le morro ont tenu à participer au chemin de Croix. Elles mettaient pied pour la première fois dans ce lieu et découvraient les coins et recoins qui nous sont si familiers. Elles nous ont accompagnées jusqu’au sommet du morro puis, avec elles, nous sommes tous redescendus, en méditant et chantant les stations du Chemins de Croix. Ce fut un intense chemin de croix !
Le samedi saint, au cours de la veillée pascale, toujours dans la petite chapelle du morro, le baptême de deux bébés a permis à chacun de confession son attachement et sa foi en la Trinité. Cette fois-là encore, la chapelle était bien trop petite pour contenir la foule.
Finalement, le dimanche de la Miséricorde, dans la paroisse de la Résurrection située au pied du morro, 34 enfants de la communauté paroissiale ont reçu pour la première fois Jésus dans leur vie. La célébration a été une réelle fête pascale.
Oui, Jésus Christ est vraiment ressuscité !

Chemin de Croix dans la Favela

Nouveaux Communiants de la favela

Retraite au Rancho

Situé à 8 km environ de Tepatitlán (Mexique), notre rancho a accueilli du 31 mars au 2 avril dernier, une dizaine de jeunes filles des environs, bien décidées à réfléchir et échanger sur la mission et la vocation.
Elles sont arrivées toutes accompagnées par leurs parents qui étaient autant émus et excités qu’elles.
Au programme de ces journées : un enseignement du père ″Chavita″, prêtre diocésain, sur « l’Eglise en sortie », thème si cher au Pape François ; un enseignement sur la vocation et plus spécifiquement sur la vocation de la Travailleuse Missionnaire de l’Immaculée ; une projection sur la vie de l’Apôtre Paul, des temps de réflexion et de prière personnelle, des moments d’adoration, des échanges.
Les jeunes ont discuté de la difficulté aujourd’hui de parler de Dieu et des valeurs chrétiennes dans leur propre famille, dans leur lycée, dans leur quartier, et de ramer à contre-courant. Elles ont émis le désir d’approfondir le charisme et la spiritualité des Travailleuses Missionnaires et de renouveler l’expérience sur plusieurs jours.
Le dernier soir, dans une ambiance très joyeuse et festive, nous nous sommes retrouvées autour d’un petit feu de camp, pour faire une évaluation et tirer les conclusions, avant la prière du soir.
Les TM du Mexique

Messe à Sainte Marthe

Le mardi 31 janvier dernier, nous avons eu l’immense joie de participer à la Messe célébrée par le Pape François, dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican.
Ce matin-là, nous nous recueillons toutes les trois, devant la petite statue de la Sainte Vierge. Nous disons trois « Je vous salue Marie » suivis de la prière à Saint Joseph, pour confier notre journée. Puis, nous nous dirigeons rapidement vers la station des taxis la plus proche. Lorsque le taxi au Vatican, près de la maison Sainte Marthe, attendaient déjà un groupe d’une paroisse italienne, 6 religieuses et des prêtres. En entrant dans la Chapelle, le prélat chargé du protocole, nous reconnaît et nous invite à avancer : « Bien, les trois Travailleuses Missionnaires sont là. » Nous nous recueillons quelques minutes. Le Saint Père entre et la Messe commence.
A l’homélie, le Pape commente la lettre aux Hébreux chap.12, dans laquelle Paul nous invite à courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus qui est à l’origine de notre foi. Le Pape nous invite aussi à contempler le Christ dans l’Evangile qui pose son regard sur les foules, mais qui regarde aussi chacun individuellement : la femme hémorroïsse, le centurion et son fils mourant, la veuve de Naïm qui pleure son fils unique, etc… « Si avec persévérance, conclut-il, nous tenons notre regard tourné vers Jésus, nous découvrirons avec étonnement que c’est Lui qui regarde avec amour chacun de nous. »
Apres la Messe, le Saint Père ayant retiré ses ornements liturgiques, revient à la chapelle et se recueille quelques instants, puis se rend à l’entrée de la Chapelle pour attendre et saluer ceux qui ont participé à la Messe. Nous sommes les dernières. Chacune de nous s’avance et lui dit quelques mots. Le Pape nous regarde en souriant : « Je connaissais bien Claire et je prie toujours pour elle. » Nous lui remettons, de la part d’Agnès B. et de toute la Famille, une petite offrande pour ses œuvres de charité. Le Pape remercie. Il dit être au courant de notre départ de Lisieux… Il nous assure de sa prière pour la Famille Missionnaire. Nous lui répondons que chaque jour, nous prions pour lui et offrons la dernière dizaine de notre chapelet à ses intentions, comme nous l’a appris le fondateur. Il remercie.
Avant de le quitter, nous lui demandons de pouvoir faire une photo toutes les trois ensemble, avec lui. Nous sommes très émues et sommes conscientes que ces moments sont une grâce unique.
En sortant de la Maison Sainte Marthe, nous entrons dans la Basilique Saint Pierre et nous nous dirigeons vers le tombeau du premier Pape. Profession de foi et actions de grâces !
Solange, Thérèse et Caroline, TM en mission à la Domus Paolo VI

Dans l’atoll de Tatakoto

Sylvia et Winta de la Fraternité DONUM DEI de Polynésie étaient dans l’atoll de Tatakoto, l’un des atolls les plus isolés des Tuamotu. Il est situé à 1182 km à l’est de Tahiti avec pour plus proche atoll, Pukarua, qui se trouve à 170 km au sud-est.
Sylvia est auxiliaire médicale au service de santé et a pour mission de visiter les atolls les plus isolés des Tuamotu en apportant aux habitants les soins qui leurs sont nécessaires : le médecin ne passe jamais sauf le dentiste une fois par an pour les enfants scolarisés. Elle y reste 2 ou 3 mois accompagnée de son époux et tous deux donnent aussi de leur temps pour l’éducation spirituelle de la population en grande majorité catholique dans l’île de Tatakoto.
Winta est allée les rejoindre du 20/10 au 02/11 avec une petite relique de Sainte Thérèse et, avec l’autorisation du curé, le père Gérald Tepehu, toutes deux ont pu faire la tournée mariale dans les familles avec la statue de la Sainte Vierge Marie et les reliques de la Petite Thérèse.
Quelle ne fut la joie des habitants d’accueillir la petite Thérèse chez eux : un accueil digne des grands personnages. Et que dires des familles dans leurs foyers, sinon une joie immense, remerciant le Seigneur pour cette grâce inattendue. Et la visite des malades et des personnes âgées : que de larmes de bonheur ont coulé. Cette population qui compte entre 220 et 250 habitants n’ont pas vu de prêtre depuis le mois de décembre 2015.
Remercions le Seigneur pour nos deux sœurs qui ont rempli une belle mission Donum Dei dans cette île éloignée de tout, accompagnées de notre chère petite Thérèse : nul doute qu’elle les protègera toujours, elle qui a voulu évangéliser « dans les îles les plus reculées ».

Maeva de la Fraternité DONUM DEI de Polynésie

icone-zoom Cliquez pour agrandir et faire défiler les photos.

Sur les pas du père Marcel Roussel,
témoin de la Miséricorde 

Renée Prieur

En cette année de la Miséricorde, par une belle journée d’été, le père Pierre Berger, Curé de Quingey, invite des paroissiens des Vallées et des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée, à une marche organisée sur les pas du père Marcel Roussel-Galle, témoin de la Miséricorde, dans certains lieux où celui-ci avait exercé son ministère dans les premières années de son sacerdoce.

Dès 9h30 du matin, une cinquantaine de marcheurs, en tenue sportive de la tête au pied, se rassemblent à l’église de Byans-sur-Doubs. Ils s’apprêtent à parcourir une quinzaine de kilomètres dans la campagne, la forêt, des prairies, des terrains secs ou boueux. Une marche marquée par des haltes précises : la forêt de Lombard, Fourg, Byans-sur-Doubs. Le père Berger offre à tous un accueil chaleureux, suivi d’une simple présentation du père Roussel…